Archive for Etalez votre culture !

Staline, un pseudo ?

Eh oui, Joseph Staline, c’était pas son vrai nom. Il s’appelait en réalité Joseph (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili. D’abord surnommé Sosso (diminutif de Iossif) pendant son enfance, il se fit ensuite appeler Koba (d’après un héros populaire géorgien) dans ses premières années de militantisme clandestin et par ses amis proches. Il a ensuite utilisé le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie acier, et qui, accessoirement, est plus facile à prononcer !


Que signifie ASICS ?

Voici une belle petite découverte qui va égayer votre journée !

La célèbre marque de sport Asics (et non pas Oasics, c’est pas un O devant !) est en fait l’abréviation de l’expression latine de Juvénal “Anima Sana In Corpore Sano“, en français “un esprit sain dans un corps sain”.

Le coq, symbole de la France

Cocoricooooo ! On a tellement l’habitude de voir ce cri à la une des journaux lors d’un exploit sportif français par exemple qu’on en oublie presque l’essentiel : mais pourquoi diable avoir choisi cette bestiole agaçante qui nous réveille dès l’aube depuis des millénaires comme symbole de la France ?

coq

Tout vient en fait d’une banale analogie de mots : gallus en romain signifie à la fois gaulois et coq. La bête symbolise au Moyen-Age l’espoir et la foi, et est par conséquent choisie, à la Renaissance, pour être associée au concept de “nation”. A partir de ce moment, on verra l’animal partout : représenté sur des effigies royales, imprimée sur des uniformes, des pièces de monnaie… D’ailleurs, elle est toujours bien visible sur la grille de l’Elysée… et le maillot des joueurs de rugby (on a la classe ou on ne l’a pas).

Ma fermeture Eclair s’appelle YKK !

Si vous avez à proximité un vêtement ou un objet muni d’une fermeture Eclair, regardez-la attentivement. Il y a de très grandes chances pour que vous y voyiez apparaître les lettres YKK.

fermeture_eclair

Attention les yeux, l’explication de l’acronyme va faire mal. Il s’agit en fait d’une marque : ” Yoshida Kogyo Kabushikikaisha”. Pas besoin d’être devin pour se douter qu’elle nous vient du Japon. C’est en effet au pays du Soleil Levant en 1934 que Tadao Yoshida a fondé son usine de fermetures à glissière. Impossible de nos jours de passer à côté, elles sont présentes partout. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas M. Yoshida qui les a inventées, mais un Américain, Whitcomb Judson, en 1894.

Lors de sa première commercialisation, la fermeture à glissière était connue sous le nom “Lightning Fastener” (en français : “rapide comme l’éclair”) ce qui lui a valu la marque “Eclair” créée en France en 1924.

Do, ré, mi… l’origine des notes

Ah, ah ! Je vous vois d’ici dire “mais je la connais, ma gamme, pas besoin d’apprendre les notes”. Très bien, mais puisque vous les connaissez si bien, sauriez-vous dire d’où proviennent leurs noms ? Hinhin, j’en étais sûre.

gamme

Chaque note de la gamme est identifiée par une lettre depuis le Xe siècle :

A=La, B=Si, C=Do, D=Ré, E=Mi, F = Fa, G= Sol

Mais les noms usuels que nous utilisons proviennent d’un chant grégorien, dont les premières syllabes des six premiers vers commençaient toutes un ton plus haut que la précédente. Et voilà comment sont arrivés les ut, ré, mi, fa, sol, la. Car oui, je sens le sourcil froncé : do est historiquement “ut” et “si” n’existait pas encore. C’est Gui d’Arezzo, un italien inventeur du solfège (et que beaucoup d’entre nous ont dû maudire dans leur jeunesse), qui a décidé au XIe siècle d’utiliser ce système de noms.

Il faut attendre le XVIe siècle pour que “si” fasse son apparition et que “do”, plus aisée à chanter, remplace le “ut”. Ainsi naquit la gamme telle qu’on la connaît de nos jours.

13, le nombre qui fait peur

Si vous êtes déjà allé à l’hôtel, ou dans un hôpital, vous avez sûrement pu constater que souvent encore aujourd’hui, il n’y a pas de chambre portant le n°13.  Pourquoi ce nombre fait-il l’objet de tant de supersition ?

On attribue son pouvoir à une légende qui raconte que durant l’Antiquité, le roi de Macédoine Philippe II a voulu ajouter sa propre statue près de celles des 12 dieux que son peuple vénérait. Bien mal lui en pris, puisqu’il fut assassiné quelques temps après… Il n’en fallait pas moins pour qu’on attribue une aura mystérieuse au nombre 13.

Le 13 vient après un nombre considéré comme complet, sain, marquant la fin d’un cycle : le 12. 12 mois dans l’année, 12 apôtres autour du Christ, 12 signes dans le Zodiaque, 12 Dieux de l’Olympe… 13 vient donc briser ce bel équilibre. D’ailleurs, dans la Bible, le 13e chapitre de l’Apocalypse concerne l’Antéchrist.

Vous voulez paraître encore plus savant ? Tentez de placer triskaidékaphobie (la peur du nombre 13) ou paraskevidékatriaphobie (peur du vendredi 13). Attention à ne pas se mordre la langue.