L’origine du poisson d’avril

poisson_avrilLe fameux jour des blagues puise vraisemblablement son origine en 1564, année pendant laquelle le  roi Charles IX a décidé que l’année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier. Du coup, les étrennes et les cadeaux que l’on s’offraient d’habitude étaient eux aussi décalés au 1er janvier.

Mais pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d’avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.

Et pourquoi le poisson ? A l’époque, les cadeaux étaient souvent alimentaires. Vu que le 1er avril correspond à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l’un des pièges les plus courants était l’offrande de faux poissons !

Le bateau, la bouteille et les esclaves

Quoi de plus logique que de vouloir conjurer le sort avant un long voyage en mer ? Surtout dans les temps reculés, lorsqu’on ne maîtrisait que peu les aléas de la navigation et la carte des océans. Comme on aimait les coutumes un peu barbares, à l’époque, on sacrifiait des esclaves pour s’attirer la grâce des dieux : on les attachait à la proue des bateaux. Charmant.

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Depuis, on a remplacé le sang par le vin, car comme le dit un proverbe anglais : “Un navire qui n’a pas goûté au vin goûtera au sang“. C’est sûr qu’entre les deux alternatives, le choix de l’équipage est vite fait. Mais attention, soyons précis : la bouteille doit se briser du premier coup pour répandre son précieux breuvage. Et pour les plus superstitieux d’entre vous, sachez que le Titanic était affrété par une compagnie qui ne baptisait pas les bateaux… avec les conséquences que l’on sait.

Le coq, symbole de la France

Cocoricooooo ! On a tellement l’habitude de voir ce cri à la une des journaux lors d’un exploit sportif français par exemple qu’on en oublie presque l’essentiel : mais pourquoi diable avoir choisi cette bestiole agaçante qui nous réveille dès l’aube depuis des millénaires comme symbole de la France ?

coq

Tout vient en fait d’une banale analogie de mots : gallus en romain signifie à la fois gaulois et coq. La bête symbolise au Moyen-Age l’espoir et la foi, et est par conséquent choisie, à la Renaissance, pour être associée au concept de “nation”. A partir de ce moment, on verra l’animal partout : représenté sur des effigies royales, imprimée sur des uniformes, des pièces de monnaie… D’ailleurs, elle est toujours bien visible sur la grille de l’Elysée… et le maillot des joueurs de rugby (on a la classe ou on ne l’a pas).

SEB, c’est bien…mais que signifie SEB ?

Vous connaissez tous la fameuse marque SEB, l’un des leaders mondiaux des appareils de petit électroménager. Mais d’où vient le mot “SEB” ?

Non, le fondateur ne s’appelle pas Sébastien. SEB est simplement l’acronyme de : Société d’Emboutissage de Bourgogne.

Pour les p’tits curieux, l’emboutissage est grosso-modo une technique de fabrication permettant d’obtenir, à partir d’une feuille de métal plane et mince, un objet dont la forme n’est pas développable.  Et comme de par hasard, il est fréquemment utilisé dans l’électroménager.

Ma fermeture Eclair s’appelle YKK !

Si vous avez à proximité un vêtement ou un objet muni d’une fermeture Eclair, regardez-la attentivement. Il y a de très grandes chances pour que vous y voyiez apparaître les lettres YKK.

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Attention les yeux, l’explication de l’acronyme va faire mal. Il s’agit en fait d’une marque : ” Yoshida Kogyo Kabushikikaisha”. Pas besoin d’être devin pour se douter qu’elle nous vient du Japon. C’est en effet au pays du Soleil Levant en 1934 que Tadao Yoshida a fondé son usine de fermetures à glissière. Impossible de nos jours de passer à côté, elles sont présentes partout. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas M. Yoshida qui les a inventées, mais un Américain, Whitcomb Judson, en 1894.

Lors de sa première commercialisation, la fermeture à glissière était connue sous le nom “Lightning Fastener” (en français : “rapide comme l’éclair”) ce qui lui a valu la marque “Eclair” créée en France en 1924.

Do, ré, mi… l’origine des notes

Ah, ah ! Je vous vois d’ici dire “mais je la connais, ma gamme, pas besoin d’apprendre les notes”. Très bien, mais puisque vous les connaissez si bien, sauriez-vous dire d’où proviennent leurs noms ? Hinhin, j’en étais sûre.

gamme

Chaque note de la gamme est identifiée par une lettre depuis le Xe siècle :

A=La, B=Si, C=Do, D=Ré, E=Mi, F = Fa, G= Sol

Mais les noms usuels que nous utilisons proviennent d’un chant grégorien, dont les premières syllabes des six premiers vers commençaient toutes un ton plus haut que la précédente. Et voilà comment sont arrivés les ut, ré, mi, fa, sol, la. Car oui, je sens le sourcil froncé : do est historiquement “ut” et “si” n’existait pas encore. C’est Gui d’Arezzo, un italien inventeur du solfège (et que beaucoup d’entre nous ont dû maudire dans leur jeunesse), qui a décidé au XIe siècle d’utiliser ce système de noms.

Il faut attendre le XVIe siècle pour que “si” fasse son apparition et que “do”, plus aisée à chanter, remplace le “ut”. Ainsi naquit la gamme telle qu’on la connaît de nos jours.

Allô ? j’aimerais savoir pourquoi on dit… allô ?

Étrange coutume que de décrocher son combiné et de lancer ce mot curieux : “allô ?” d’une voix interrogative… mais pourquoi diable utilise-t-on cette interjection ?

Deux hypothèses principales. La première est que ce mot serait un dérivé du “Hallow” (”sacré”) que les marins britanniques avaient coutûme de se lancer d’un bateau à l’autre quand ils se croisaient.  Second hypothèse, il serait issu du “hello” qu’on attribue à Thomas Edison, inventeur du phonographe et du microtéléphone. Il aurait employé le “hello” dès 1890. Cette habitude est donc presque aussi vieille que le téléphone lui-même, inventé par l’Américain Graham Bell en 1876.

Dans d’autres pays, on n’utilise pas “allô”. Les habitants des pays germanophones ont plutôt coutume d’annoncer leur nom quand ils décrochent. En Italie, on dira “Pronto” et au Japon… “Moshi Moshi”.

Roi de coeur, dame de pique, valet de trèfle… qui sont-ils ?

Roi de coeur

Encore une question finalement assez inutile, mais qui fait briller en société. Qui sont les figures des jeux de cartes (rois, dames, valets) ?

Voilà la réponse à cette question existentielle.

VALETS DAMES ROIS
COEUR La Hire (compagnon d’armes de Jeanne d’Arc) Judith (héroïne biblique) Charlemagne (empereur)
CARREAU Hector (héros troyen) Rachel (personnage biblique) Jules César (empereur)
PIQUE Ogier (compagnon de Charlemagne) Pallas (déesse Athéna) David (roi hébreu)
TREFLE Lancelot (du Lac, chevalier de la table ronde) Argine (fille du roi d’Argos) Alexandre (le Grand, roi de Macédoine)

13, le nombre qui fait peur

Si vous êtes déjà allé à l’hôtel, ou dans un hôpital, vous avez sûrement pu constater que souvent encore aujourd’hui, il n’y a pas de chambre portant le n°13.  Pourquoi ce nombre fait-il l’objet de tant de supersition ?

On attribue son pouvoir à une légende qui raconte que durant l’Antiquité, le roi de Macédoine Philippe II a voulu ajouter sa propre statue près de celles des 12 dieux que son peuple vénérait. Bien mal lui en pris, puisqu’il fut assassiné quelques temps après… Il n’en fallait pas moins pour qu’on attribue une aura mystérieuse au nombre 13.

Le 13 vient après un nombre considéré comme complet, sain, marquant la fin d’un cycle : le 12. 12 mois dans l’année, 12 apôtres autour du Christ, 12 signes dans le Zodiaque, 12 Dieux de l’Olympe… 13 vient donc briser ce bel équilibre. D’ailleurs, dans la Bible, le 13e chapitre de l’Apocalypse concerne l’Antéchrist.

Vous voulez paraître encore plus savant ? Tentez de placer triskaidékaphobie (la peur du nombre 13) ou paraskevidékatriaphobie (peur du vendredi 13). Attention à ne pas se mordre la langue.

OTAN pour moi !

Pour les personnes qui écrivent cette fameuse expression comme cela : “autant pour moi“, j’ai une mauvaise nouvelle !

En effet, l’orthographe exacte est ” au temps pour moi“.
Cette exression est issue du langage militaire, dans laquelle au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). Du coup, on dit Au temps pour moi pour admettre son erreur, et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.